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  • Choses à Savoir PLANETE

    Les façades végétalisées sont-elles vraiment efficaces pour refroidir les bâtiments ?

    10/04/2026 | 1 min
    À première vue, recouvrir un mur de plantes peut sembler surtout esthétique. Pourtant, la recherche scientifique montre que ces systèmes, appelés “façades végétalisées”, ont un effet réel sur la température des bâtiments. Et parfois, cet effet est loin d’être marginal.
    Plusieurs études expérimentales le confirment. Par exemple, une recherche menée en Italie sur des façades végétalisées a observé une baisse de la température de surface des murs pouvant atteindre 9 °C en journée par rapport à un mur nu . Dans certaines conditions tropicales, d’autres travaux ont même mesuré des écarts allant jusqu’à 11,5 °C sur la surface extérieure .
    Pourquoi une telle différence ?
    Le mécanisme repose sur deux effets principaux. D’abord, l’ombrage : les feuilles bloquent directement une partie du rayonnement solaire. Ensuite, l’évapotranspiration : les plantes libèrent de l’eau sous forme de vapeur, ce qui rafraîchit naturellement l’air, un peu comme la transpiration chez l’humain.
    Mais la question clé est celle de l’impact à l’intérieur du bâtiment.
    Là aussi, les résultats sont mesurables, même s’ils sont plus modestes. Une étude en climat chaud montre une réduction de la température intérieure allant jusqu’à 3 °C avec une façade végétalisée, et jusqu’à 4 °C avec des systèmes plus denses comme les murs végétaux .
    D’autres travaux plus récents indiquent des baisses comprises entre 1,5 °C et 3,6 °C selon les configurations .
    Cela peut sembler limité, mais en pratique, c’est considérable. Une réduction de quelques degrés suffit souvent à améliorer nettement le confort thermique et à diminuer le recours à la climatisation. Certaines études évoquent d’ailleurs des économies d’énergie de 8 à 26 % pour le refroidissement .
    Un autre indicateur intéressant est le flux de chaleur. Plus une façade est végétalisée, plus elle bloque l’entrée de chaleur dans le bâtiment. Une étude a montré que le flux thermique à travers un mur pouvait être divisé par presque trois lorsque la couverture végétale est dense .
    Enfin, ces systèmes jouent aussi un rôle à l’échelle urbaine. En limitant la chaleur accumulée par les bâtiments, ils contribuent à réduire les “îlots de chaleur” dans les villes.
    Mais tout dépend des conditions. L’efficacité varie selon le climat, l’exposition au soleil, le type de plantes et même la distance entre le mur et la végétation. Dans certains cas, l’effet peut être relativement modeste.
    Au fond, les façades végétalisées ne sont pas une solution miracle. Mais les données scientifiques sont claires : elles constituent un outil passif, mesurable et efficace pour rafraîchir les bâtiments. Et dans un monde où les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, ce type de solution pourrait bien devenir essentiel.
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    Comment le glyphosate fonctionne-t-il ?

    09/04/2026 | 2 min
    Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde. Son efficacité repose sur un mécanisme très précis, qui cible une voie biologique essentielle… mais absente chez les animaux.
    Concrètement, le glyphosate bloque une enzyme appelée EPSPS, impliquée dans la “voie du shikimate”. Cette voie permet aux plantes de fabriquer certains acides aminés indispensables à leur croissance, notamment la phénylalanine, la tyrosine et le tryptophane. Sans ces briques fondamentales, la plante ne peut plus produire de protéines, ni assurer ses fonctions vitales.
    Après l’application, le produit est absorbé par les feuilles puis circule dans toute la plante, jusqu’aux racines. En quelques jours, la croissance s’arrête, les tissus se dégradent, et la plante meurt progressivement. C’est ce qu’on appelle un herbicide “systémique” : il agit de l’intérieur.
    Ce mécanisme explique aussi pourquoi le glyphosate est souvent présenté comme relativement spécifique. Les animaux, y compris les humains, ne possèdent pas cette voie du shikimate. En théorie, cela limite les effets directs sur nos cellules. Mais le débat scientifique porte sur d’autres aspects, notamment ses effets indirects, son impact sur le microbiote ou les expositions chroniques.
    Sur la question de son autorisation en France, la réponse est nuancée.
    Le glyphosate n’est pas totalement interdit. Il reste autorisé, mais de manière encadrée. Depuis le 1er janvier 2019, son usage est interdit pour les particuliers. Impossible donc d’en acheter librement pour un jardin privé.
    Pour les professionnels, notamment en agriculture, il est encore autorisé, mais avec des restrictions croissantes. Certaines utilisations ont été interdites, et les autorités françaises affichent un objectif de réduction progressive.
    Au niveau européen, qui fixe le cadre principal, l’autorisation du glyphosate a été renouvelée fin 2023 pour dix ans, jusqu’en 2033, après une évaluation scientifique menée notamment par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.
    Mais cette décision reste controversée. Des institutions comme le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé, ont classé le glyphosate comme “cancérogène probable” en 2015. D’autres agences, européennes ou américaines, estiment au contraire que le risque est faible dans les conditions normales d’utilisation.
    Résultat : le glyphosate est aujourd’hui au cœur d’un débat scientifique, sanitaire et politique.
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    Pourquoi le Portugal rétrécit-il ?

    07/04/2026 | 1 min
    Dire que le Portugal “rétrécit” n’est pas une image. C’est une réalité mesurable. Depuis plusieurs décennies, le pays perd progressivement du terrain face à l’océan Atlantique. Et les chiffres donnent le vertige.
    Entre 1958 et 2021, le Portugal a perdu environ 1 320 hectares de territoire côtier, soit plus de 13 km² littéralement avalés par la mer.
    À l’échelle d’un pays, cela peut sembler modeste. Mais concentré sur le littoral, l’impact est considérable.
    Car le phénomène est localement beaucoup plus rapide. Sur certaines portions de côte, le recul atteint 2 à 2,5 mètres par an, notamment entre Óbidos et Peniche ou sur la Costa da Caparica.
    Dans les zones les plus exposées, on observe même des pertes de 6 à 8 mètres par an.
    Et lors d’événements extrêmes, tout s’accélère brutalement : certaines tempêtes récentes ont provoqué des reculs ponctuels de 20 mètres en quelques jours.
    Pourquoi une telle accélération ?
    D’abord, il y a une cause invisible mais majeure : les barrages. Les grands fleuves portugais, comme le Douro, transportaient autrefois du sable vers l’océan. Aujourd’hui, ces sédiments sont bloqués en amont. Résultat : les plages ne sont plus alimentées. Elles s’amincissent et deviennent vulnérables.
    Ensuite, le changement climatique amplifie le phénomène. Le niveau de la mer monte lentement, environ 2 à 3 millimètres par an dans certaines régions comme l’Algarve.
    Ce chiffre peut sembler faible, mais sur plusieurs décennies, il modifie profondément l’équilibre du littoral.
    Surtout, les tempêtes deviennent plus fréquentes et plus violentes. Et c’est là que tout se joue. Une seule tempête peut effacer en quelques heures ce que la nature avait mis des années à construire.
    Aujourd’hui, environ 20 à 30 % du littoral portugais est directement touché par l’érosion.
    Et dans le pire des scénarios, jusqu’à 40 % des plages pourraient disparaître d’ici la fin du siècle.
    Face à cela, le Portugal tente de résister. Le pays a investi plus d’un milliard d’euros en dix ans pour recharger les plages en sable et construire des protections.
    Mais ces solutions restent temporaires.
    Au fond, le Portugal ne disparaît pas, il recule. Et ce recul nous rappelle une chose essentielle : les côtes ne sont pas fixes. Ce sont des frontières vivantes. Et aujourd’hui, sous l’effet combiné de l’homme et du climat, l’océan reprend progressivement sa place.

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    Qu’est-ce qu’une espèce sentinelle ?

    06/04/2026 | 2 min
    Dans la nature, certaines espèces jouent un rôle discret mais crucial : celui d’alerte. On les appelle des “espèces sentinelles”. Leur particularité ? Elles réagissent rapidement aux changements de leur environnement. Leur état de santé, leur comportement ou même leur reproduction peuvent révéler la présence de polluants avant que ceux-ci n’affectent directement les humains.
    Le principe est simple : plutôt que de mesurer en permanence chaque parcelle d’un écosystème, les scientifiques observent ces espèces sensibles. Si elles déclinent, tombent malades ou accumulent des substances toxiques, c’est souvent le signe d’un problème plus large.
    Un exemple célèbre est celui des canaris utilisés autrefois dans les mines. Mais aujourd’hui, les espèces sentinelles sont bien plus variées : poissons, amphibiens, insectes… et de plus en plus, des oiseaux de proie.
    Ces derniers sont au cœur d’un enjeu environnemental majeur : les PFAS. Derrière ce sigle un peu technique se cachent les “substances per- et polyfluoroalkylées”, surnommées les “polluants éternels”. Pourquoi ce nom ? Parce qu’ils sont extrêmement résistants. Une fois libérés dans l’environnement, ils peuvent persister pendant des décennies, voire des siècles.
    On les retrouve dans de nombreux produits du quotidien : textiles imperméables, emballages alimentaires, mousses anti-incendie. Et aujourd’hui, ils contaminent les sols, l’eau… et les organismes vivants.
    C’est là que les rapaces entrent en jeu.
    Aigles, faucons ou hiboux occupent le sommet de la chaîne alimentaire. Ils se nourrissent d’animaux qui eux-mêmes ont déjà accumulé des polluants. Résultat : les substances comme les PFAS se concentrent dans leur organisme, parfois à des niveaux élevés.
    En analysant le sang, les plumes ou les œufs de ces oiseaux, les chercheurs peuvent obtenir une image précieuse de la contamination d’un territoire, y compris dans des zones difficiles d’accès comme les montagnes, les forêts profondes ou certaines régions isolées.
    Autrement dit, les rapaces deviennent des capteurs biologiques naturels.
    Cette approche présente un avantage majeur : elle permet de surveiller l’environnement de manière plus globale et plus réaliste. Plutôt que de mesurer uniquement la présence de polluants dans l’eau ou le sol, on observe directement leur impact sur le vivant.
    Mais elle a aussi une dimension inquiétante. Si ces prédateurs, souvent robustes et bien adaptés, montrent des signes de contamination, cela signifie que tout l’écosystème est touché.
    Au fond, les espèces sentinelles nous rappellent une chose essentielle : nous ne sommes pas séparés de la nature. Lorsque certaines espèces souffrent, c’est souvent le signal précoce d’un déséquilibre qui, tôt ou tard, nous concerne aussi.
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    Pourquoi un enregistrement oublié relance le débat sur le langage des baleines ?

    03/04/2026 | 2 min
    C’est une découverte qui ressemble à une capsule temporelle sonore. Un enregistrement du chant d’une baleine à bosse datant de 1949, retrouvé par des chercheurs de la Woods Hole Oceanographic Institution, pourrait bien relancer une question fascinante : les baleines ont-elles une forme de langage ?
    Pour comprendre pourquoi cet enregistrement est si précieux, il faut se replonger dans le contexte de l’époque. En 1949, les océans étaient beaucoup moins bruyants qu’aujourd’hui. Le trafic maritime, les sonars militaires, les forages… tout ce vacarme sous-marin n’avait pas encore envahi les mers. Autrement dit, ce que capte cet enregistrement, c’est un chant de baleine dans un environnement presque “pur”, non perturbé par l’activité humaine.
    Or, les baleines à bosse sont connues pour produire des chants complexes, structurés, qui évoluent avec le temps. Ces chants ne sont pas de simples cris : ils suivent des motifs, des séquences, parfois comparables à une forme de musique. C’est notamment grâce aux travaux du biologiste Roger Payne dans les années 1970 que le grand public a découvert cette richesse acoustique.
    Mais voilà le problème : depuis plusieurs décennies, ces chants sont étudiés dans des océans de plus en plus bruyants. Ce bruit ambiant modifie le comportement des baleines. Elles changent la fréquence de leurs sons, chantent plus fort, ou différemment. En clair, leur “voix” est perturbée.
    L’enregistrement de 1949 offre donc un point de comparaison unique. Il permet aux scientifiques d’écouter les baleines avant cette pollution sonore massive. C’est un peu comme retrouver un enregistrement d’une langue ancienne avant qu’elle ne soit altérée par des influences extérieures.
    Grâce à cela, les chercheurs peuvent analyser plus finement la structure originale des chants : leur complexité, leur répétition, leur évolution. Et surtout, ils peuvent mieux distinguer ce qui relève d’une adaptation récente… et ce qui pourrait être une forme de communication plus fondamentale.
    Car c’est bien là l’enjeu : comprendre si ces chants constituent un véritable langage. Un langage implique des règles, des variations, une transmission culturelle. Or, chez les baleines à bosse, certaines populations partagent des chants communs qui évoluent collectivement, un peu comme des modes musicales.
    En résumé, cet enregistrement oublié n’est pas qu’une curiosité historique. C’est une référence précieuse, un témoin d’un océan d’avant le bruit. Et en retrouvant cette “voix originelle” des baleines, les scientifiques espèrent mieux comprendre si, au fond des mers, ces géants ne font pas que chanter… mais communiquent réellement entre eux.
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Generated: 4/10/2026 - 10:58:29 AM