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Choses à Savoir PLANETE

Choses à Savoir
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  • Choses à Savoir PLANETE

    Pourquoi les posidonies nous sont indispensables ?

    30/03/2026 | 2 min
    Les posidonies sont souvent prises pour des algues. En réalité, ce sont des plantes à fleurs marines, comparables à de l’herbe… mais qui poussent sous l’eau. L’espèce la plus connue, Posidonia oceanica, forme de vastes prairies sous-marines, notamment en Méditerranée.

    Contrairement aux algues, les posidonies possèdent des racines, des tiges, des feuilles, et même des fleurs. Elles s’ancrent dans les fonds sableux grâce à un réseau dense appelé « matte », une sorte de tapis formé par l’accumulation de racines et de débris végétaux au fil des siècles. Certaines de ces prairies sont d’ailleurs extrêmement anciennes, âgées de plusieurs milliers d’années.

    Mais leur importance dépasse largement leur apparence discrète.

    D’abord, les posidonies sont de véritables poumons de la mer. Par photosynthèse, elles produisent de l’oxygène — jusqu’à 10 litres par mètre carré et par jour dans certaines conditions. Cela contribue à l’équilibre de tout l’écosystème marin.

    Ensuite, elles jouent un rôle essentiel de refuge. Leurs longues feuilles offrent un habitat à une multitude d’espèces : poissons, crustacés, mollusques… Pour beaucoup d’entre eux, c’est une nurserie, un endroit protégé où les jeunes peuvent grandir à l’abri des prédateurs.

    Autre fonction clé : la protection des côtes. Les prairies de posidonies ralentissent les courants et atténuent la force des vagues. Elles stabilisent les fonds marins et limitent l’érosion des plages. Même une fois mortes, les feuilles rejetées sur le rivage — souvent perçues comme des déchets — forment des barrières naturelles qui protègent le sable.

    Mais ce qui fascine le plus les scientifiques aujourd’hui, c’est leur rôle dans la lutte contre le changement climatique. Les posidonies captent et stockent du carbone en grande quantité, bien plus efficacement que certaines forêts terrestres. On parle de « carbone bleu ». Et contrairement aux arbres, ce carbone peut rester piégé dans les sédiments marins pendant des siècles, voire des millénaires.

    Malheureusement, ces écosystèmes sont fragiles. Pollution, ancrage des bateaux, urbanisation du littoral ou réchauffement de l’eau menacent les prairies de posidonies. Or, une fois détruites, elles mettent extrêmement longtemps à se reconstituer.

    En résumé, les posidonies sont bien plus que de simples plantes sous-marines. Ce sont des ingénieures de l’écosystème : elles produisent de l’oxygène, abritent la vie, protègent les côtes et capturent du carbone. Discrètes, mais absolument vitales pour la santé de nos mers… et de notre planète.
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    La Terre va-t-elle perdre sa gravité pendant sept secondes le 12 août 2026 ?

    27/03/2026 | 2 min
    Depuis quelque temps, une rumeur circule sur Internet : le 12 août 2026, la Terre perdrait sa gravité pendant sept secondes. Selon cette histoire, un alignement exceptionnel du Soleil, de la Lune et des planètes provoquerait une sorte d’annulation temporaire des forces gravitationnelles... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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    Pourquoi l'Écosse légalise-t-elle la crémation par l'eau ?

    26/03/2026 | 2 min
    Voici les liens pour écouter l'épisode Pourquoi le tapis de course a-t-il été un instrument de torture ?

    Apple Podcasts:
    https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-tapis-de-course-a-t-il/id1048372492?i=1000756915527

    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/1JZfMJW5Cu88LpK2VQlCSr?si=07106fbff27b41ac

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    En Écosse, une évolution discrète mais symbolique vient de franchir un cap : la légalisation de la crémation par l’eau, aussi appelée “aquamation” ou hydrolyse alcaline. Pour la première fois depuis 1902 — date du cadre légal moderne sur les pratiques funéraires — une alternative officielle à la crémation par le feu est autorisée. Et derrière cette décision se cache une préoccupation très contemporaine : l’impact environnemental de nos rites funéraires.
    Contrairement à une idée répandue, la crémation classique n’est pas neutre pour la planète. Elle nécessite des températures extrêmement élevées, autour de 800 à 1 000 °C, alimentées par du gaz, ce qui génère des émissions de CO₂. À cela s’ajoutent des polluants issus de la combustion, notamment liés aux matériaux des cercueils ou à certaines substances présentes dans le corps.
    L’aquamation repose sur un principe très différent. Le corps est placé dans une cuve hermétique contenant de l’eau et une solution alcaline — généralement de l’hydroxyde de potassium. L’ensemble est chauffé à environ 150 °C, sous pression, pendant plusieurs heures. Ce processus accélère une réaction naturelle : la décomposition des tissus, comparable à ce qui se produit dans le sol, mais en beaucoup plus rapide. À la fin, il ne reste que les os, qui sont séchés puis réduits en une poudre blanche remise aux proches, comme dans une crémation classique.
    L’intérêt écologique est réel. Ce procédé consomme moins d’énergie que la crémation au feu et émet nettement moins de gaz à effet de serre. Il n’y a pas de combustion, donc pas de fumées ni de rejets atmosphériques toxiques. Quant au liquide résiduel, il est stérile et peut être traité dans les systèmes d’assainissement.
    Pourquoi l’Écosse maintenant ? D’abord parce que les mentalités évoluent. La demande pour des funérailles “plus vertes” progresse. Ensuite, parce que plusieurs pays ou régions — notamment certains États américains et le Canada — ont déjà encadré cette pratique, offrant des précédents juridiques. Enfin, les autorités écossaises ont estimé que le cadre existant, vieux de plus d’un siècle, ne correspondait plus aux enjeux environnementaux actuels.
    Cette légalisation ne signifie pas que l’aquamation va remplacer la crémation traditionnelle du jour au lendemain. Mais elle ouvre une nouvelle voie, plus en phase avec les préoccupations écologiques contemporaines.
    Au fond, même dans la mort, nos choix commencent à refléter une question devenue centrale : quel impact voulons-nous laisser derrière nous ?
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    Qu'est-ce que le surgreffage qui transforme le vin rouge en vin blanc ?

    24/03/2026 | 2 min
    À Bordeaux, une technique discrète intrigue de plus en plus : le surgreffage. Elle permet, en quelques mois seulement, de transformer une vigne produisant du raisin rouge en vigne donnant du raisin blanc. Une sorte de “changement d’identité” végétal, bien réel — mais sans magie.
    Pour comprendre, il faut rappeler que la couleur du vin ne dépend pas du sol ni du climat, mais du cépage, c’est-à-dire de la variété de vigne. Or chaque pied de vigne est constitué de deux parties : le porte-greffe (les racines, souvent résistantes aux maladies) et le greffon (la partie aérienne, qui produit les raisins). C’est ce greffon qui détermine la couleur et les arômes.
    Le surgreffage consiste à remplacer ce greffon sans arracher le pied. Concrètement, on coupe le tronc de la vigne existante, puis on insère un nouveau greffon — par exemple un cépage blanc comme le sauvignon blanc — sur un pied qui produisait auparavant du merlot ou du cabernet. Le système racinaire reste intact, mais la partie supérieure change. Résultat : dès la saison suivante, la vigne peut produire des raisins… blancs.
    Pourquoi faire cela ? Principalement pour des raisons économiques et climatiques. À Bordeaux, la demande en vins rouges a tendance à diminuer, tandis que celle pour les vins blancs progresse. Replanter entièrement un vignoble prend du temps — souvent 3 à 5 ans avant une production significative. Le surgreffage, lui, permet de gagner un temps précieux : la vigne étant déjà adulte, elle repart plus vite.
    Il y a aussi une logique d’adaptation au changement climatique. Certains cépages rouges, comme le merlot, souffrent davantage de la chaleur et de la sécheresse. Passer à des cépages blancs, parfois plus adaptés, devient une stratégie pour maintenir la qualité et l’équilibre des vins.
    Techniquement, l’opération demande un vrai savoir-faire. La greffe doit être précise pour que les tissus cicatrisent correctement. Le moindre défaut peut compromettre la reprise. Mais lorsqu’elle réussit, le taux de reprise est élevé et la transformation spectaculaire.
    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le vin ne “devient” pas blanc à partir d’un raisin rouge. On change simplement la variété produite par la plante. Le surgreffage est donc une solution rapide, pragmatique et de plus en plus utilisée pour faire évoluer les vignobles sans repartir de zéro.
    Une manière, en somme, de réécrire l’avenir d’un terroir… sans en changer les racines.
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    Comment différencier le mistral et la tramontane ?

    23/03/2026 | 2 min
    Mistral ou tramontane ? Deux vents célèbres du sud de la France, souvent confondus, mais pourtant bien distincts si l’on sait où regarder.
    Première différence : leur zone d’influence. Le mistral souffle principalement dans la vallée du Rhône et en Provence, de Lyon jusqu’à la Méditerranée, notamment vers Marseille. La tramontane, elle, concerne surtout le Languedoc et le Roussillon, autour de Perpignan et jusqu’aux Pyrénées. Autrement dit, ils ne frappent pas exactement les mêmes régions.
    Deuxième élément clé : leur trajectoire. Le mistral descend du nord, canalisé par la vallée du Rhône, ce qui accélère sa vitesse. Il arrive donc du nord ou du nord-ouest. La tramontane, elle, souffle plutôt du nord-ouest, en passant entre le Massif central et les Pyrénées, comme dans un couloir naturel. Dans les deux cas, le relief joue un rôle d’“entonnoir” qui renforce la puissance du vent.
    Troisième différence : leur origine météorologique. Le mistral apparaît généralement lorsqu’une zone de haute pression s’installe à l’ouest (souvent vers l’Atlantique) et une dépression vers l’est (Italie ou Méditerranée). L’air est alors aspiré vers le sud, créant ce flux rapide et froid. La tramontane repose sur un mécanisme assez proche, mais implique souvent une dépression sur le golfe du Lion et un anticyclone sur l’Atlantique, ce qui accentue un flux nord-ouest plus direct.
    Côté sensations, ils partagent plusieurs caractéristiques : ce sont des vents froids, secs et violents. Ils peuvent dépasser les 100 km/h, surtout en hiver et au printemps. Mais le mistral est particulièrement réputé pour dégager le ciel : après son passage, la lumière devient d’une clarté exceptionnelle, typique de la Provence. La tramontane aussi assèche l’air et nettoie le ciel, mais elle est souvent perçue comme plus irrégulière, avec des rafales parfois très brusques.
    Enfin, leur impact culturel diffère légèrement. Le mistral fait partie intégrante de l’imaginaire provençal, évoqué par les peintres et les écrivains. La tramontane, elle, est presque une identité climatique du Roussillon, parfois associée à une forme de rudesse du paysage.
    En résumé : mistral à l’est du Rhône, tramontane plus à l’ouest ; mistral venant du nord, tramontane du nord-ouest ; deux vents cousins, mais ancrés dans des géographies distinctes.
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