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Choses à Savoir
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  • Choses à Savoir PLANETE

    L'air respiré dans les avions est-il pollué ?

    08/1/2026 | 2 min

    L’air que l’on respire dans les avions est souvent perçu comme « confiné » et donc potentiellement malsain. Pour dépasser les impressions, des scientifiques de l’université Paris Cité ont mené une étude systématique afin de mesurer objectivement la qualité de l’air intérieur à bord de 16 avions commerciaux, en conditions réelles de vol. Leurs résultats permettent de nuancer fortement certaines idées reçues.Premier point essentiel : l’air des avions n’est pas stagnant. En croisière, l’air de la cabine est renouvelé très fréquemment, en moyenne toutes les 2 à 3 minutes, ce qui est bien plus rapide que dans la plupart des bureaux ou des logements. Environ la moitié de l’air provient de l’extérieur, prélevé à haute altitude, comprimé, puis mélangé à de l’air recyclé.Concernant les particules fines (PM2,5), souvent mises en cause pour leurs effets sur la santé respiratoire et cardiovasculaire, l’étude montre que leurs concentrations en cabine sont faibles à modérées, généralement comparables à celles mesurées dans des environnements urbains peu pollués. Elles restent largement en dessous des seuils associés à des risques aigus pour la santé. Les filtres HEPA équipant la quasi-totalité des avions modernes jouent ici un rôle central : ils éliminent plus de 99 % des particules fines, bactéries et virus.Qu’en est-il des polluants chimiques ? Les chercheurs ont mesuré des composés organiques volatils (COV), comme le formaldéhyde ou le benzène. Les niveaux observés sont globalement faibles, bien en dessous des valeurs guides sanitaires. Toutefois, l’étude note de légères hausses ponctuelles, notamment lors des phases au sol (embarquement, roulage), liées aux moteurs, aux opérations de maintenance ou aux produits utilisés pour le nettoyage de la cabine.Le dioxyde de carbone (CO₂), souvent invoqué pour expliquer la fatigue ou les maux de tête en vol, est bien plus élevé qu’à l’extérieur, mais reste dans des valeurs jugées acceptables pour des expositions de quelques heures. Cette élévation peut néanmoins contribuer à une sensation d’inconfort ou de somnolence, surtout sur les vols long-courriers.Enfin, l’étude souligne que les facteurs de gêne ressentis par les passagers ne sont pas uniquement liés à la pollution de l’air. La faible humidité, la pression réduite, l’immobilité prolongée et le stress jouent un rôle souvent plus important que la qualité chimique de l’air elle-même.Conclusion : selon les mesures réalisées par l’université Paris Cité, l’air dans les avions est globalement bien contrôlé et peu pollué, surtout en vol. S’il n’est pas parfait, il est souvent de meilleure qualité que ce que l’on imagine, et parfois même meilleur que dans certains espaces clos du quotidien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Qu’est-ce qu’une plante "bioindicatrice" ?

    06/1/2026 | 1 min

    Une plante bioindicatrice est une plante dont la présence, l’absence ou l’état de développement fournit des informations précieuses sur les caractéristiques d’un milieu. Autrement dit, sans instruments de mesure, elle permet de “lire” l’environnement. Sol, eau, air, pratiques humaines : certaines plantes réagissent de façon très spécifique à ces facteurs, au point de devenir de véritables capteurs biologiques naturels.Le principe repose sur une idée simple : toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins ni la même tolérance. Certaines exigent un sol riche en azote, d’autres préfèrent des terrains pauvres. Certaines supportent l’acidité, d’autres uniquement les sols calcaires. Certaines résistent à la pollution, quand d’autres disparaissent dès que les conditions se dégradent. En observant quelles espèces poussent spontanément, on peut donc déduire l’état écologique d’un site.Les plantes bioindicatrices sont largement utilisées en écologie, agronomie et gestion des milieux naturels. Par exemple, la présence de ronces ou d’orties signale souvent un sol riche en azote, fréquemment lié aux apports d’engrais ou aux déjections animales. À l’inverse, des plantes comme la bruyère ou la callune indiquent généralement des sols acides et pauvres. Dans les zones humides, certaines espèces trahissent le niveau d’eau, la durée d’inondation ou la qualité du milieu.Ces plantes permettent aussi de détecter des pollutions invisibles. Les lichens, par exemple, sont d’excellents bioindicateurs de la qualité de l’air. Très sensibles au dioxyde de soufre et aux oxydes d’azote, ils disparaissent rapidement dans les zones polluées. Leur abondance ou leur diversité donne ainsi une indication fiable du niveau de pollution atmosphérique, sans capteurs électroniques.Autre usage important : le suivi des changements climatiques. Certaines plantes modifient leur aire de répartition ou leur période de floraison en réponse à l’augmentation des températures ou à la modification des régimes de pluie. Leur observation sur le long terme permet de documenter des évolutions écologiques majeures.Il faut toutefois rester prudent. Une plante bioindicatrice ne donne jamais une information isolée : elle s’inscrit dans un ensemble d’indices. Les conditions locales, l’histoire du site ou les pratiques humaines peuvent influencer sa présence. C’est pourquoi les scientifiques croisent toujours plusieurs espèces et plusieurs paramètres.En résumé, une plante bioindicatrice est un outil d’observation vivant, gratuit et durable. Elle ne parle pas, mais elle raconte l’histoire d’un sol, d’un air ou d’un paysage. Apprendre à la reconnaître, c’est apprendre à mieux comprendre — et protéger — les écosystèmes qui nous entourent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Pourquoi protéger les mares est-il essentiel ?

    05/1/2026 | 2 min

    Protéger les mares est essentiel parce que ce sont de minuscules milieux… qui rendent des services écologiques gigantesques.D’abord, une mare est un réservoir de biodiversité disproportionné par rapport à sa taille. Elle offre des zones peu profondes, des plantes aquatiques, des berges humides et de la vase: autant de micro-habitats. Résultat: une mare peut abriter des dizaines à des centaines d’espèces, notamment des amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons), des libellules, des coléoptères aquatiques, des crustacés, et une foule d’organismes invisibles (plancton, larves, bactéries) qui structurent toute la chaîne alimentaire. Beaucoup de ces espèces ont besoin d’eau calme, peu profonde, qui se réchauffe vite au printemps: exactement ce que fournit une mare, contrairement aux rivières.Ensuite, les mares sont des nurseries. Les amphibiens y pondent parce qu’il y a souvent moins de prédateurs piscicoles que dans les grands plans d’eau. Protéger les mares, c’est donc protéger des espèces déjà fragilisées par la destruction d’habitats, les routes, les pesticides, les maladies, et la sécheresse.Troisième point: les mares sont des éponges naturelles. Elles stockent temporairement l’eau lors des pluies, ralentissent le ruissellement, limitent l’érosion et peuvent contribuer à réduire les pics de crue à l’échelle locale. Elles favorisent aussi l’infiltration: une partie de l’eau s’enfonce dans le sol, ce qui aide à recharger l’humidité des terrains environnants.Quatrième rôle, moins connu: elles participent à la qualité de l’eau. Les plantes et les micro-organismes d’une mare peuvent capter une partie des nutriments (azote, phosphore) et dégrader certains polluants, jouant un rôle de “filtre” — à condition qu’on ne les surcharge pas (engrais, eaux usées, ruissellement agricole).Enfin, les mares forment un réseau. Pour beaucoup d’espèces, la survie dépend de la présence de plusieurs mares proches: si une mare s’assèche une année, les populations peuvent se maintenir grâce aux mares voisines. Détruire une mare, ce n’est pas seulement perdre un point d’eau: c’est casser une autoroute écologique.Concrètement, protéger les mares, c’est: éviter de les combler, maintenir une ceinture végétalisée sans pesticides autour, limiter l’apport d’eaux polluées, et surtout ne pas y introduire de poissons “pour faire joli” — un geste qui peut suffire à faire disparaître les amphibiens et de nombreux insectes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Joyeux Noël ! Rendez-vous le 5 janvier

    22/12/2025 | 1 min

    À l’approche de Noël, le podcast fait une courte pause pendant les fêtes, l’occasion pour moi de vous remercier chaleureusement pour votre fidélité et votre présence précieuse, de vous souhaiter de très belles fêtes pleines de chaleur et de moments simples, et de vous donner rendez-vous dès le 5 janvier pour de nouveaux épisodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Pourquoi l’événement pluvial du Carnien a été décisif pour la Terre ?

    19/12/2025 | 2 min

    Il y a environ 233 millions d’années, au Trias, la Terre a connu un bouleversement climatique majeur aujourd’hui appelé événement pluvial du Carnien (Carnian Pluvial Episode, ou CPE). Pendant près de deux millions d’années, notre planète est passée d’un climat globalement chaud et sec à une période de pluies intenses, de tempêtes violentes et d’humidité persistante. Cet événement, longtemps méconnu, est aujourd’hui considéré comme un tournant décisif pour l’évolution de la vie et la structure même des écosystèmes terrestres.Mais que s’est-il réellement passé ? Les géologues pensent que ce changement climatique a été déclenché par d’immenses éruptions volcaniques dans la région aujourd’hui appelée Province magmatique de Wrangellia, en Amérique du Nord. Ces éruptions ont libéré d’énormes quantités de CO₂ et d’aérosols dans l’atmosphère, entraînant un réchauffement brutal puis, paradoxalement, un cycle intense d’évaporation et de précipitations. Le climat est devenu nettement plus humide, transformant profondément les paysages : expansion des marécages, recul des déserts, nouvelles zones forestières.Cet épisode a également provoqué une extinction biologique, certes moins connue que celle des dinosaures, mais tout aussi structurante. De nombreuses espèces marines — coraux anciens, ammonoïdes, certains groupes de reptiles marins — ont fortement décliné. Sur les continents, plusieurs lignées d’herbivores géants ont disparu. Ce renouvellement écologique a laissé de vastes niches vacantes.Et c’est précisément là que le CPE devient déterminant : cette période de bouleversements a permis l’essor des dinosaures. Présents depuis quelques millions d’années mais encore minoritaires, ils ont profité de l’instabilité écologique pour se diversifier rapidement et dominer la Terre pendant les 165 millions d’années suivantes. Les premières tortues, les premiers lézards modernes et même les ancêtres des crocodiles apparaissent également à cette époque.Mais l’impact ne se limite pas à la faune. C’est aussi durant l’événement pluvial du Carnien que se développe ce qui deviendra la forêt moderne. L’humidité persistante favorise l’explosion des conifères, des fougères et des plantes à graines. Les sols deviennent plus riches, plus profonds, capables de stocker davantage de carbone : un mécanisme essentiel dans la régulation du climat.Pour les scientifiques, le CPE est un rappel puissant : un changement climatique soudain peut remodeler la planète en profondeur. Il a créé le monde dans lequel les dinosaures ont prospéré et a posé les bases des écosystèmes terrestres actuels. En somme, sans cet événement pluvial, la Terre telle que nous la connaissons serait méconnaissable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Generated: 1/9/2026 - 3:58:23 AM