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    Quel pays a perdu tous ses glaciers ?

    23/1/2026 | 1 min
    C’est une image quasi symbolique de la crise climatique : en 2024, le Venezuela est devenu le premier pays au monde à avoir perdu tous ses glaciers. Un basculement historique, presque irréel, quand on sait qu’au début du XXᵉ siècle, le pays comptait six glaciers accrochés aux sommets des Andes vénézuéliennes.

    Pendant longtemps, ces “neiges éternelles” ont fait partie du paysage de la Sierra Nevada de Mérida, au point d’être un marqueur d’identité locale et touristique. Mais depuis des décennies, ces glaciers se réduisent… jusqu’à disparaître. En 2011, il n’en restait plus qu’un : le glacier Humboldt, aussi appelé La Corona, situé près du pic Humboldt, à près de 5 000 mètres d’altitude.

    Et puis, en mai 2024, la nouvelle est tombée : le glacier Humboldt n’est plus officiellement un glacier. Les scientifiques ont annoncé qu’il avait tellement rétréci qu’il a été reclassé en “champ de glace”, car il est désormais trop petit pour remplir la définition physique d’un glacier : un glacier doit être suffisamment grand pour se déplacer, pour “couler” sous son propre poids. Or ici, la glace ne s’écoule plus : elle est devenue une plaque figée, condamnée à fondre.

    Selon plusieurs estimations, ce dernier reste de glace ne couvrirait plus que moins de 2 hectares, une taille dérisoire comparée à ce qu’il était autrefois.

    Pourquoi cette disparition est-elle si importante ? Parce que le Venezuela est un pays tropical. Et les glaciers tropicaux sont parmi les plus sensibles au réchauffement climatique : il suffit de quelques dixièmes de degré de plus pour faire basculer l’équilibre entre neige et fonte. Dans ces régions, le “niveau zéro degré” monte en altitude, et les sommets ne sont plus assez froids pour conserver la glace.

    Ce record vénézuélien n’est donc pas seulement un drame national : c’est un avertissement mondial. Il annonce ce qui attend d’autres pays possédant des glaciers fragiles, comme l’Indonésie, le Mexique ou la Slovénie, eux aussi menacés.

    En résumé, le Venezuela n’a pas seulement perdu un paysage : il a perdu un signal climatique vivant. Et ce signal nous dit une chose : la planète chauffe plus vite que notre capacité à l’ignorer.
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    Pourquoi davantage de loups vont pouvoir être abattus en France ?

    22/1/2026 | 1 min
    En France, davantage de loups vont pouvoir être abattus parce que le gouvernement veut répondre à une situation jugée de plus en plus explosive : la multiplication des attaques sur les troupeaux, et la colère grandissante du monde pastoral.

    Cette actualité a été relancée par l’annonce de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a indiqué une hausse de 10% du quota annuel de loups pouvant être abattus. Concrètement, cela représente une vingtaine d’animaux supplémentaires autorisés à être prélevés chaque année, en plus du plafond existant.
    Mais pourquoi augmenter ce quota, alors que le loup est une espèce protégée ?

    D’abord parce que le loup est devenu, en quelques années, un vrai casse-tête politique et environnemental. L’animal recolonise de nombreux territoires, notamment en montagne mais aussi dans des zones de plus en plus inattendues. Et dans le même temps, les éleveurs constatent davantage d’attaques : moutons, chèvres, parfois même bovins. Or chaque attaque, ce n’est pas seulement un coût économique : c’est aussi du stress pour les éleveurs, des bêtes blessées ou paniquées, et des semaines de travail réduites à néant en une nuit.

    Ensuite, parce que l’État estime que les outils actuels ne suffisent plus. Depuis des années, on mise sur les clôtures électriques, les filets, les chiens de protection, la présence humaine renforcée… mais ces mesures ont des limites : elles coûtent cher, elles demandent du temps, et elles ne sont pas applicables partout, notamment en estive, sur de très grands espaces.

    La logique du gouvernement est donc la suivante : si les attaques augmentent, il faut pouvoir augmenter les tirs de défense ou de régulation, afin de limiter la pression sur les troupeaux. Le quota annuel joue ici un rôle crucial : il définit le nombre maximum d’animaux pouvant être tués légalement.

    Enfin, il y a aussi un contexte européen : le statut du loup en Europe a été assoupli récemment, passant d’un niveau de protection “strict” à un niveau de protection un peu moins contraignant, ce qui ouvre la porte à des politiques nationales plus offensives.

    Conclusion : davantage de loups pourront être abattus parce que l’État veut montrer qu’il agit face à la détresse des éleveurs. Mais cette décision relance un débat brûlant : jusqu’où aller sans remettre en cause le retour du loup, symbole d’une biodiversité restaurée… mais difficile à faire cohabiter avec le pastoralisme.
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    Quel territoire bouge de 2cm par an ?

    20/1/2026 | 1 min
    Le territoire qui “migre” d’environ 2 cm par an, c’est bien le Groenland. Mais pourquoi bouge-t-il ?

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    Pourquoi l'application Recphishing fait-elle hurler les pêcheurs ?

    19/1/2026 | 1 min
    Imaginez : vous partez pêcher, au lever du jour, pour le plaisir, pour le calme… et soudain, vous découvrez qu’on veut transformer votre sortie en session de “reporting” administratif, smartphone obligatoire, déclaration quotidienne, cases à cocher. C’est exactement ce que promet l’application RecFishing. Et c’est pour ça qu’elle fait hurler une partie des pêcheurs de loisir.

    RecFishing, c’est une application développée dans le cadre d’une réglementation européenne : elle doit servir à enregistrer les pêcheurs de loisir et à déclarer les captures de certaines espèces dites “sensibles”, sur les façades Manche, Atlantique et mer du Nord. L’idée officielle est simple : mieux connaître les prélèvements réels des pêcheurs amateurs afin de mieux gérer les stocks, et donc protéger la ressource. Sur le papier, c’est un objectif environnemental assez logique.

    Mais dans la réalité, la mesure a immédiatement été perçue comme une contrainte énorme. Déjà parce que la pêche de loisir représente des millions de pratiquants. Leur demander de déclarer quotidiennement des prises, c’est introduire une surveillance généralisée d’une activité qui, jusqu’ici, était surtout encadrée par des tailles minimales et des quotas. Pour beaucoup, c’est un changement culturel : on passe d’un loisir à une activité tracée, presque suspecte.

    Ensuite, parce que ce dispositif repose sur un outil unique : l’application. Pas de déclaration papier prévue. Et là, énorme paradoxe : l’application n’est même pas prête. Elle devait entrer en vigueur le 10 janvier 2026, mais les autorités ont dû annoncer un report, en invoquant des difficultés techniques : la plateforme RecFishing n’est pas opérationnelle, donc l’obligation de déclaration est repoussée à une date ultérieure. Dit autrement : on impose une obligation… sans avoir l’outil pour l’appliquer. Et ça, pour les pêcheurs, c’est la goutte d’eau.

    Enfin, il y a un fond de colère plus large : de nombreux pêcheurs amateurs ont le sentiment d’être montrés du doigt, alors qu’ils se considèrent comme des acteurs de terrain, souvent très impliqués dans la protection des milieux. Ils craignent aussi que ces données servent ensuite à durcir les règles, limiter l’accès, ou multiplier les sanctions.

    Bref : RecFishing devait être un outil moderne pour l’environnement. Pour beaucoup de pêcheurs, elle ressemble surtout à un contrôle numérique… et en plus, elle n’est même pas prête.
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    Pourquoi le changement climatique favorise les migraines ?

    16/1/2026 | 2 min
    Les migraines ne sont pas une maladie nouvelle. Pourtant, partout dans le monde, un phénomène intrigue les médecins : si le nombre de personnes migraineuses reste relativement stable, la violence et la durée des crises, elles, augmentent nettement. En une dizaine d’années, la sévérité moyenne des crises aurait presque doublé. Et de plus en plus de scientifiques établissent aujourd’hui un lien clair avec le réchauffement climatique.

    La migraine est une maladie neurologique complexe, caractérisée par une hypersensibilité du cerveau à certains stimuli. Lumière, bruit, stress, manque de sommeil… mais aussi variations de température, pression atmosphérique et humidité. Or, ce sont précisément ces paramètres que le changement climatique modifie de façon brutale et répétée.

    Une étude publiée en 2023 dans la revue Headache a analysé les données de plusieurs dizaines de milliers de patients migraineux sur différents continents. Les chercheurs ont observé une corrélation nette entre l’augmentation des températures extrêmes et l’intensité des crises. Lors des vagues de chaleur, les crises sont plus longues, plus douloureuses et moins sensibles aux traitements habituels. Le climat n’augmente donc pas le nombre de migraineux, mais abaisse le seuil de déclenchement des crises chez les personnes déjà vulnérables.

    Pourquoi ? D’abord parce que la chaleur agit directement sur la dilatation des vaisseaux sanguins, un mécanisme central dans la migraine. Lorsque la température extérieure augmente, les vaisseaux se dilatent pour réguler la chaleur corporelle, ce qui peut amplifier les signaux douloureux dans le cerveau. À cela s’ajoute la déshydratation, plus fréquente en période de forte chaleur, qui est un déclencheur bien connu de migraine.

    Mais le climat agit aussi de manière plus insidieuse. Les changements rapides de pression atmosphérique, de plus en plus fréquents avec les phénomènes météorologiques extrêmes, perturbent le système nerveux autonome. Chez les migraineux, ce système est déjà hypersensible. Résultat : des crises plus fréquentes, mais surtout plus difficiles à contrôler.

    Le réchauffement climatique influence également le sommeil, la qualité de l’air et le niveau de stress chronique — trois facteurs étroitement liés à la migraine. Les nuits trop chaudes fragmentent le sommeil, la pollution atmosphérique favorise l’inflammation cérébrale, et l’adaptation constante à des conditions extrêmes fatigue l’organisme.

    Les migraines deviennent ainsi un indicateur sanitaire du dérèglement climatique. Une douleur invisible, individuelle, mais révélatrice d’un déséquilibre global. À mesure que la planète se réchauffe, les corps sensibles réagissent les premiers.

    Comprendre ce lien, c’est rappeler que le changement climatique n’est pas seulement une affaire de glaciers ou de degrés supplémentaires. Il s’inscrit déjà dans notre système nerveux, dans nos maux de tête, et dans la manière dont notre cerveau tente, parfois douloureusement, de s’adapter à un monde qui change trop vite.
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